
Thomas Ledru, Catastrophe pour deux violoncelles (CRR de Marseille), 2’00
Kevin Picquemal, Coetus Amicorum (ENM de Villeurbanne), 10’24
Lina Chaillou, Nul si découvert (CRR de Strasbourg), 9’20
Elise Heinisch, Hiatus prunus (CNR de Nice), 14’14
Pierluigi Scarpantonio, Etude de transposition et de granulation (CRD d’Evry-Courcouronnes), 5’00
Emile Pornay, Ruines (CRI Seine Normandie à Vernon), 6’
Programme détaillé du concert
Thomas Ledru, Catastrophe pour deux violoncelles (Conservatoire de Marseille), 2’00
« Pièce mixte urgente pour violoncelle et bande composée au cours du mois de mai 2025 pendant que le monde prenait feu. »
Thomas Ledru, vie à Marseille et étudie la composition électroacoustique au conservatoire Pierre Barbizet. Fais de la musique sous d’autres noms dans la scène punk/DIY depuis 2005.
Kevin Picquemal, Coetus Amicorum (ENM de Villeurbanne), 10’24
Exploration de l’amitié, cocktail explosif d’émotions en tous genres, et de ce qui nous lie.
Kevin Picquemal a changé de carrière pour la composition à l’image et l’arrangement en 2021 tout en étudiant à l’ENM de Villeurbanne, et en composition électroacoustique avec Vincent Laubeuf depuis 2023. Il a pu bénéficier des conseils des compositeurs Christopher Young et Javier Navarrete et, en septembre 2023, participer à une masterclass avec Alastair King (orchestrateur et chef d’orchestre) au FAME’S Institute de Skopje, en Macédoine du Nord.
Kévin a composé pour environ vingt projets (à l’image et pour le théâtre) et récemment arrangé des œuvres pour Lost Melodies, un concert symphonique dédié aux jeux vidéo (en participant comme choriste et en assurant le mixage audio de la captation du concert à la Halle Tony Garnier de Lyon), ainsi que 30 minutes de la bande originale d’Interstellar pour orchestre, synthétiseur et orgue, lors d’un concert à la Basilique de Fourvière de Lyon en octobre 2025.
Kevin est également investi auprès du Hollow Nest Orchestra, sextuor porté par la chanteuse Alice Duport-Percier, et pratique les danses écossaises dans son temps libre.
Lina Chaillou, Nul si découvert (CRR de Strasbourg), 9’22
Nul si découvert est l’inscription que l’on retrouve sur tous les tickets de jeux à gratter vendus en bureau de tabac.
Cette pièce est avant tout une étude autour des jeux d’argent. Elle est composée de prises de sons réalisés dans différents contextes liés au monde du jeu: bruits de pièces de monnaie, de distributeurs automatiques, et surtout des enregistrements effectués dans un casino.
Les sons des machines à sous, mêlés à des textures synthétiques, s’introduisent dans l’espace riche de sons qu’offre le casino. La pièce questionne le hasard, le gain et la crainte de perte d’argent.
Lina Chaillou, tout d’abord dans une pratique autour de l’image, j’ai poursuivi des études en vidéo à Strasbourg ainsi qu’à Bruxelles. Peu à peu, le son est devenu une part importante de mon travail, souvent associé à l’image. L’intérêt d’étudier la composition et le travail du son en tant que tel, ainsi que mêlé à d’autres médiums; je poursuis actuellement mes études en composition électroacoustique au Conservatoire de Strasbourg.
Elise Heinisch, Hiatus prunus (CRR de Nice), 14’14
Cette composition met en dialogue différentes interprétations d’un même sujet, en confrontant et fusionnant des perspectives scientifiques, spirituelles, culturelles et individuelles. Le rouge et le bleu constituent l’axe central, inspirés de l’effet Doppler en astrophysique, qui symbolise le passage d’un état à un autre et la tension entre divergence et points de rencontres. La collaboration avec le flûtiste indien Rishab Prasanna enrichit cette approche par une dimension spirituelle et émotionnelle issue des ragas et de l’hindouisme. La pièce explore alors un trajet sonore du lointain à l’intime, entre rapprochement et éloignement jusqu’au hiatus d’un violet réinventé. Les matières sonores, lectures culturelles et perceptions subjectives créent un dialogue créant des espaces mouvants aux signifiants volontairement brouillés.
Formée à l’Université Paris-Sorbonne en ethnomusicologie, agrégée de musique et doctorante en musicologie, également chanteuse lyrique, Elise Heinisch étudie la composition électroacoustique avec Gaël Navard et Michel Pascal depuis 2021 au CRR de Nice
Pierluigi Scarpantonio, Etude de transposition et de granulation (Evry-Courcouronnes), 5’00
Travail de composition réalisé à partir de deux séries enregistrées avec des objets trouvés sur la table où je travaille habituellement à la restauration audio, dans mon studio : deux noyaux pour bobines 35 mm, une feuille de papier et un crayon.
Pierluigi Scarpantonio est un musicien et ingénieur du son italien basé à Montreuil.
Il a passé plusieurs années à explorer le son sous ses multiples formes.
Il étudie actuellement la composition électroacoustique avec Nicolas Vérin au Conservatoire d’Évry-Courcouronnes.
Emile Pornay, Ruines (CRI Seine Normandie à Vernon), 6’00
Ruinesest la première pièce pour Live électronique interprétée par Emile Pornay.
Emile Pornay, né en 2008, est entré au conservatoire à l’âge de 7 ans. Percussionniste, il intègre la classe d’électroacoustique à 12 ans. Il crée en 2025 Comme une caresse, pour timbales et électronique temps réel de la compositrice Sophie Nicol.